Ouidah marquée par le commerce des esclaves


En Afrique de l'ouest, Ouidah a constitué pendant longtemps une base du commerce du "bois d'ébène". Ouidah abritait plusieurs forts (français, portugais, hollandais) qui permettaient à chacun de ces pays d'organiser la traite des esclaves. Actuellement, seul demeure le fort portugais qui a été transformé en musée.

La "route des esclaves" permet d'atteindre la mer et "la porte du non retour". L'emplacement de cette route est resté inchangé. Les esclaves enchaînés quittaient la ville (les forts), et suivaient un parcours les préparant à leur départ définitif. En particulier,  la cérémonie de l'"arbre du retour" permettait aux âmes des esclaves de revenir sur la terre de leurs ancêtres, où qu'ils meurent.

La "porte du non retour" actuelle a été inaugurée en novembre 1995 par M. Nicéphore Dieudonné SOGLO, alors président de la République du Bénin, en présence du directeur général de l'UNESCO, M. Federico MAYOR et du secrétaire général de l'ONU, M. Boutros Boutros GHALI.  On compte parmi les artistes ayant participé à cette œuvre : Fortuné BANDEIRA, Dominique GNONNOU (statues en cuivre) ou Yves KPEDE.

Une plaque y donne les indications suivantes :

La porte du non retour

Elle symbolise l'étape ultime de la plus grande déportation qu'ait jamais connue l'humanité :

La traite négrière

Les esclaves en arrivant sur cette plage de Djegbadji foulaient pour la dernière fois le sol de l'Afrique et s'en allaient sans espoir de retourvers un destin horrible et funeste. C'est ce que symbolise la partie du monument tournée vers la ville de Ouidah.

Par contre, côté mer, la porte symbolise, malgré les souffrances et les douleurs subies, le retour du souffle des ancêtres revenus de l'au-delà des mers ainsi que les liens indisolubles qui rattachent la diaspora nègre à la terre africaine.

Le bourreau avait tué une fois en instituant l'holocauste des esclaves noirs.

En construisant, au nom de la tolérance, de l'écoute mutuelle et de la coexistence pacifique des peuples ce monument, la république du Bénin et  l'UNESCO ont voulu instituer la mémoire afin d'empêcher l'amnésie historique de s'installer et le silence de tuer une seconde fois des dizaines de millions d'esclaves qui par leur sang et leur sueur ont enrichi les initiateurs et les destinataires du commerce du "bois d'ébène.

 


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